D'architectures

D'architectures

Présentation: 
D'a est un magazine mensuel, édité par Innovapresse & Communication, destiné aux professionnels de la création architecturale.

Magazine d’actualité et de réflexion critique, d’a observe le monde à travers le prisme de l’architecture : des débats techniques à la photographie, de l’économie du projet à la muséographie, des questions environnementales aux arts plastiques ou des mutations esthétiques à la psychanalyse.

C'est un magazine libre et indépendant de toute institution, Ordre, entreprise du BTP ou groupe d’architectes. Il est uniquement financé par les abonnements, la vente en kiosque et l’apport des annonces publicitaires.

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Actualités de D'architectures

D’architectures N°281

Depuis 2012, le d’a intérieurs s’impose chaque année en juin comme la publication de référence dans les domaines du tertiaire, du retail, de la restauration et de l’hôtellerie. Cet annuel dresse une sélection des réalisations architecturales les plus inventives et les plus marquantes de l’année écoulée, en France comme à l’étranger. Leur recoupement, sous le regard aiguisé de journalistes et architectes, permet de dresser un panorama de tendances dans des contextes géographiques, économiques et sociétaux très changeants. Les événements exceptionnels récents invitent par ailleurs à porter un regard distancé sur les projets sélectionnés : ils contribuent même à faire mûrir une réflexion globale sur les usages à venir de ces différents espaces. « Cette année, dans la partie bureaux, sont traités une dizaine d'aménagements assez économiques mais pourtant très architecturés et détaillés, détaille la journaliste Karine Dana. 

D’architectures N°280

L’enfer, c’est les autres (le paradis aussi)

De la révolution industrielle au règne d’internet, le management aura été une recherche effrénée de la réduction à leur plus élémentaire fonctionnalité des flux de produits et de services ou des flux relationnels entre individus. Cette quête d’efficience – plus vite, moins cher – motivée par l’obsession du profit maximum se traduit par des stratégies visant à économiser toujours plus de temps et d’espace. Dans un environnement surchargé de sollicitations, travailler seul depuis chez soi, tout en étant hyperconnecté numériquement aux autres, pourrait donc apparaître comme l’aboutissement de l’idéal de la rationalité managériale.

D’architectures n°279

Le confinement, ou le logement subi

On ne répétera jamais assez que si le logement est affaire d’architecture, il est surtout et d’abord tributaire de la manière de le produire. À l’échelle urbaine ou à celle de la cellule d’habitation, il est plus que jamais déterminé par un marché de plus en plus libéralisé tout en se concevant dans un cadre de plus en plus réglementé quant à sa forme et sa fabrication. S’il a toujours été un marqueur social, le XXe siècle a vu les inégalités dont il est le signe se résorber en partie. Mais le phénomène d’intensification de la métropolisation et la spéculation qu’elle génère ont entraîné ces dernières décennies un mouvement inverse. Le combat pour un logement décent accessible à tous est à nouveau plus nécessaire que jamais. C’est pourquoi nous consacrons le long dossier de ce numéro d’avril à ceux qui tentent de rompre la fatalité qu’imposent les modalités de fabrication conventionnelles du logement, modalités qui portent souvent en elles les germes de ces inégalités.

D’architectures N°278

Veut-on enterrer la réforme de l’enseignement de l’architecture ?

Le décalage entre l’importance qu’accordent les architectes au rôle de leur art dans la société et celle que celle-ci leur accorde leur a toujours paru incommensurable. Ce malentendu se manifeste dès l’enseignement de la discipline : un élève en école nationale supérieure d’architecture coûte par exemple beaucoup moins cher à l’État qu’un étudiant en sciences humaines (réputées mal dotées) à l’université. Dès 2012, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait pourtant lancé une ambitieuse consultation sur l’enseignement de l’architecture. Rendu en 2013, le rapport qui en était issu pointait la nécessité d’une réforme visant à aligner le système des études d’architecture sur celui de l’Enseignement supérieur, refondant la gouvernance des écoles en leur octroyant plus d’autonomie et plus de postes d’enseignants titulaires ou associés. 

D’architectures N°277

La dimension cachée ?

Il arrive que les choses que nous croyons et ressentons comme relevant de l’essence même de notre nature d’être humain nous apparaissent soudain dans leur prosaïque réalité : des sensations, des comportements et des certitudes surtout déterminés par notre culture. On l’expérimente d’abord avec les tout petits enfants, pour lesquels l’apprentissage de chaque acte ne va jamais de soi. On l’éprouve ensuite dans le contact avec les autres cultures, comme l’anthropologie nous l’a montré depuis la découverte du Nouveau Monde jusqu’aux récits de Lévi-Strauss.

D’architectures N°275

Minimaliste à en mourir

C’est une architecture épurée : sobre, neutre, d’un minimalisme distingué, où seule la lumière s’autorise une certaine emphase. À quel bâtiment pensez-vous ? Une fondation pour l’art contemporain en Suisse ? Un musée de David Chipperfield ? Une maison de Tadao Ando ? Un gymnase de Livio Vacchini ? Un flagship store de John Pawson ? Erreur. Vous regardez des crématoriums récemment construits par d’éminentes figures de la profession : RCR, Souto de Moura ou Kees Kaan. De là à penser que les qualités aujourd’hui revendiquées par les hérauts d’une intransigeante modernité n’atteignent leur perfection que pour des édifices consacrés à la mort, il n’y a qu’un pas que l’on s’autorise narquoisement à franchir.

D’architectures N°274

Calimero et le promoteur

Les architectes aimeraient bien concevoir leurs projets uniquement en fonction des usages, du contexte, des matériaux et du budget. Pourtant, leurs plus lourdes contraintes proviennent souvent d’ailleurs, de la part d’acteurs plutôt ignorants de ces questions : les maires et les promoteurs. Même s’ils sont bien intentionnés, on sait que la grande majorité des maires sont incompétents en matière d’architecture et d’urbanisme. Quant aux promoteurs, s’ils connaissent mieux que chacun les ressorts financiers de l’immobilier, ils sont généralement ignorants en ces matières ; la raison en est simple : on ne choisit pas d’être promoteur pour l’art ou le bien public mais pour faire des profits, comme on vendrait des aspirateurs. L’architecte croit construire pour l’éternité quand le maire le fait pour la durée de son mandat et le promoteur pour le temps de vente de ses « produits immobiliers ». 

D’architectures N°273

Passoires thermiques, passoires intellectuelles

Lorsque le froid s’installe et que grimpe la facture énergétique, que la canicule frappe et qu’il faut évacuer des écoles, on se met à rêver qu’est enfin venu le temps de se poser des questions d’architecture : comment dessiner un quartier et implanter un bâtiment ; comment concevoir et placer les fenêtres ; comment organiser l’espace et donner de la hauteur habitable pour créer des flux d’air vertueux. Quant à la rénovation, avant d’emmitoufler les passoires thermiques de la panoplie complète des produits certifiés du catalogue, on peut aussi s’interroger : quelles sont leurs qualités propres ; comment transformer leurs faiblesses en atouts, améliorer ce qui n’est pas suffisamment efficace, corriger ce qui dysfonctionne sans pour autant atteindre l’efficience normalisée. Une réponse adaptée précisément à chaque lieu et à ses usages, autrement dit une réponse… architecturale.

D’architectures N°270

LES EXTRAVAGANTS

Si l’on est rarement récompensé pour avoir raison trop tôt, architectes, paysagistes et urbanistes n’ont pas grand-chose à attendre du malaise qui secoue la société française depuis cet automne. À leur manière, ils déplorent depuis longtemps ces politiques d’aménagement du territoire favorisant la destruction des terres agricoles qui sont inexorablement remplacées par des zones commerciales et des lotissements pavillonnaires. Plus esthètes qu’altruistes, les architectes ont d’abord dénoncé une logique économique, voire normative, favorisant un étalement pavillonnaire délétère au détriment de l’habitat vernaculaire des villages et centresbourgs qui, pour survivre, ont besoin de mutations subtiles et adaptées au cas par cas. 

D’architectures N°269

10+1 : LE PRIX D'ARCHITECTURES 2019
Faire bouger les lignes 


Le 21 février, le magazine d’a remettait pour la première fois à Paris son Prix d’architectures. Un palmarès qui prime 10 + 1 projets réalisés en France au cours de l’année. Parmi eux, un bâtiment a été distingué et a reçu le Grand Prix d’architectures. Chaque réalisation doit avoir été visitée par plusieurs membres du jury constitué uniquement d’architectes critiques d’architecture (voir p. 8). Une occasion pour d’a de lancer dès maintenant le deuxième Prix d’architectures 2020. 

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