D'architectures

D'architectures

Présentation: 
D'a est un magazine mensuel, édité par Innovapresse & Communication, destiné aux professionnels de la création architecturale.

Magazine d’actualité et de réflexion critique, d’a observe le monde à travers le prisme de l’architecture : des débats techniques à la photographie, de l’économie du projet à la muséographie, des questions environnementales aux arts plastiques ou des mutations esthétiques à la psychanalyse.

C'est un magazine libre et indépendant de toute institution, Ordre, entreprise du BTP ou groupe d’architectes. Il est uniquement financé par les abonnements, la vente en kiosque et l’apport des annonces publicitaires.

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Actualités de D'architectures

D'architectures N°287

Produit de consommation

Au risque d’en faire une lamentation trop récurrente, déplorerons une fois de plus l’absence de la question architecturale dans les grands débats de société : logement, régulation thermique et sanitaire des bâtiments ou aménagement du territoire. Tout y est réduit en termes quantitatifs : combien de mètres carrés produits ? Combien de ceux-ci sont conformes aux nouvelles normes ? Des néolibéraux aux écologistes ou des sociaux-démocrates aux populistes, l’ignorance ou le mépris envers la capacité des architectes à agir concrètement pour une société durable fait l’unanimité. On peut sans pessimisme excessif prédire que la campagne présidentielle qui se prépare – comme toutes ses précédentes – résonnera en la matière d’un silence assourdissant. 

D’architectures N°286

Simple c’est plus

Au printemps dernier, la revue allemande Arch+ et l’architecte André Kempe nous ont amicalement invités à écrire sur une certaine tendance de l’architecture française. Sur ces équipes dont la renommée a dépassé le cadre de nos frontières, que ce soit par des prix, des publications ou des invitations aux grands concours. Un succès que la France, selon nos confrères européens, n’avait pas connu depuis les années 1980, soit près de quarante ans ! Nous avons donc relevé le défi et décidé d’y consacrer entièrement ce numéro.

D’architectures N°283

Pour en finir avec la condescendance ?

Il concentre à lui seul tout l’opprobre des architectes : il a détruit le paysage des campagnes et des banlieues, pousse sans égard pour son environnement, génère des déplacements et des infrastructures énergivores, flatte le narcissisme et l’égoïsme de ses propriétaires ; kitsch, il n’a ni les qualités des architectures sans architectes que célébrait Rudofsky ni celles qu’un bon architecte est susceptible de lui offrir. Vous l’avez reconnu, c’est le rêve des Français, ce pavillon que les pages de d’a et son atrabilaire éditorialiste ne cesse de vilipender depuis des années.

D’architectures N°282

Un consensus inutile ?

Devant l’apparent consensus au sein de l’ensemble du spectre politique sur la nécessité de faire revivre les centre-bourgs, de ne pas défigurer le paysage rural, d’arrêter l’artificialisation des sols agricoles, nous pourrions raisonnablement être optimistes : la création ex nihilo de zones commerciales ou pavillonnaires, arasant et détruisant les paysages tout en favorisant les trajets en voiture, devrait appartenir au passé. Et puis n’a-t-on pas promis à nos chers petits maires, si vaillants contre la grande pandémie quand l’État – comme il se doit – défaillait, plus d’autonomie ? En héros du bon sens local, ne vont-ils pas protéger leurs territoires ?

D’architectures N°281

Depuis 2012, le d’a intérieurs s’impose chaque année en juin comme la publication de référence dans les domaines du tertiaire, du retail, de la restauration et de l’hôtellerie. Cet annuel dresse une sélection des réalisations architecturales les plus inventives et les plus marquantes de l’année écoulée, en France comme à l’étranger. Leur recoupement, sous le regard aiguisé de journalistes et architectes, permet de dresser un panorama de tendances dans des contextes géographiques, économiques et sociétaux très changeants. Les événements exceptionnels récents invitent par ailleurs à porter un regard distancé sur les projets sélectionnés : ils contribuent même à faire mûrir une réflexion globale sur les usages à venir de ces différents espaces. « Cette année, dans la partie bureaux, sont traités une dizaine d'aménagements assez économiques mais pourtant très architecturés et détaillés, détaille la journaliste Karine Dana. 

D’architectures N°280

L’enfer, c’est les autres (le paradis aussi)

De la révolution industrielle au règne d’internet, le management aura été une recherche effrénée de la réduction à leur plus élémentaire fonctionnalité des flux de produits et de services ou des flux relationnels entre individus. Cette quête d’efficience – plus vite, moins cher – motivée par l’obsession du profit maximum se traduit par des stratégies visant à économiser toujours plus de temps et d’espace. Dans un environnement surchargé de sollicitations, travailler seul depuis chez soi, tout en étant hyperconnecté numériquement aux autres, pourrait donc apparaître comme l’aboutissement de l’idéal de la rationalité managériale.

D’architectures n°279

Le confinement, ou le logement subi

On ne répétera jamais assez que si le logement est affaire d’architecture, il est surtout et d’abord tributaire de la manière de le produire. À l’échelle urbaine ou à celle de la cellule d’habitation, il est plus que jamais déterminé par un marché de plus en plus libéralisé tout en se concevant dans un cadre de plus en plus réglementé quant à sa forme et sa fabrication. S’il a toujours été un marqueur social, le XXe siècle a vu les inégalités dont il est le signe se résorber en partie. Mais le phénomène d’intensification de la métropolisation et la spéculation qu’elle génère ont entraîné ces dernières décennies un mouvement inverse. Le combat pour un logement décent accessible à tous est à nouveau plus nécessaire que jamais. C’est pourquoi nous consacrons le long dossier de ce numéro d’avril à ceux qui tentent de rompre la fatalité qu’imposent les modalités de fabrication conventionnelles du logement, modalités qui portent souvent en elles les germes de ces inégalités.

D’architectures N°278

Veut-on enterrer la réforme de l’enseignement de l’architecture ?

Le décalage entre l’importance qu’accordent les architectes au rôle de leur art dans la société et celle que celle-ci leur accorde leur a toujours paru incommensurable. Ce malentendu se manifeste dès l’enseignement de la discipline : un élève en école nationale supérieure d’architecture coûte par exemple beaucoup moins cher à l’État qu’un étudiant en sciences humaines (réputées mal dotées) à l’université. Dès 2012, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait pourtant lancé une ambitieuse consultation sur l’enseignement de l’architecture. Rendu en 2013, le rapport qui en était issu pointait la nécessité d’une réforme visant à aligner le système des études d’architecture sur celui de l’Enseignement supérieur, refondant la gouvernance des écoles en leur octroyant plus d’autonomie et plus de postes d’enseignants titulaires ou associés. 

D’architectures N°277

La dimension cachée ?

Il arrive que les choses que nous croyons et ressentons comme relevant de l’essence même de notre nature d’être humain nous apparaissent soudain dans leur prosaïque réalité : des sensations, des comportements et des certitudes surtout déterminés par notre culture. On l’expérimente d’abord avec les tout petits enfants, pour lesquels l’apprentissage de chaque acte ne va jamais de soi. On l’éprouve ensuite dans le contact avec les autres cultures, comme l’anthropologie nous l’a montré depuis la découverte du Nouveau Monde jusqu’aux récits de Lévi-Strauss.

D’architectures N°275

Minimaliste à en mourir

C’est une architecture épurée : sobre, neutre, d’un minimalisme distingué, où seule la lumière s’autorise une certaine emphase. À quel bâtiment pensez-vous ? Une fondation pour l’art contemporain en Suisse ? Un musée de David Chipperfield ? Une maison de Tadao Ando ? Un gymnase de Livio Vacchini ? Un flagship store de John Pawson ? Erreur. Vous regardez des crématoriums récemment construits par d’éminentes figures de la profession : RCR, Souto de Moura ou Kees Kaan. De là à penser que les qualités aujourd’hui revendiquées par les hérauts d’une intransigeante modernité n’atteignent leur perfection que pour des édifices consacrés à la mort, il n’y a qu’un pas que l’on s’autorise narquoisement à franchir.

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