D'architectures

D'architectures

Présentation: 
D'a est un magazine mensuel, édité par Innovapresse & Communication, destiné aux professionnels de la création architecturale.

Magazine d’actualité et de réflexion critique, d’a observe le monde à travers le prisme de l’architecture : des débats techniques à la photographie, de l’économie du projet à la muséographie, des questions environnementales aux arts plastiques ou des mutations esthétiques à la psychanalyse.

C'est un magazine libre et indépendant de toute institution, Ordre, entreprise du BTP ou groupe d’architectes. Il est uniquement financé par les abonnements, la vente en kiosque et l’apport des annonces publicitaires.

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Actualités de D'architectures

Les petites et moyennes agences d’architecture menacées

C’est dans le bâtiment de la Monnaie de Paris réhabilité par l’agence de Philippe Prost que d’architectures et la MAF ont organisé le 24 janvier dernier une soirée où étaient invités tous les abonnés de d’a. Cet événement leur a offert l’opportunité de visiter le musée et  l’exposition du 11 Conti, "Women house : La maison selon elles". Lors des vœux de bienvenue, Emmanuel Caille, rédacteur en chef du magazine a voulu rappeler les menaces qui pèsent aujourd’hui sur les petites et moyennes agences.

D’A numéro 259

​Éditorial / Œcuménisme et soft power

Des pyramides au palais Bourbon en passant par le château de Versailles, l’architecture s’est toujours mise au service du pouvoir, qu’il soit d’ordre divin, démocratique ou despotique. Mais que sa nature soit tyrannique ou non, le pouvoir ne veut plus aujourd’hui se montrer coercitif ou arrogant. Au contraire,  il cherche désormais à renvoyer davantage une image d’humilité ou de bienveillance. La Culture est devenue ce moyen privilégié par lequel les États peuvent moins brutalement exercer leur hégémonie. Depuis 1990 (1), on parle de soft power pour qualifier ce jeu d’influence. Avec le Louvre du golfe Persique, la France et Abu Dhabi inaugurent un modèle de soft power partagé où chacun, malgré ses différences, devrait en principe y trouver son compte en matière de séduction géopolitique. Grâce au patrimoine et au savoir- faire muséologique qu’elle exporte, la première se donne une stratégie pour faire rayonner sa prestigieuse culture quand l’autre offre au monde l’image d’un libéralisme culturel qui tranche intentionnellement avec l’autoritarisme de sa gouvernance, comme avec le sectarisme de son grand voisin wahhabite.

D’architectures N°258

Éditorial / Agoraphilie

Les architectes ont toujours cherché à ouvrir leur discipline à d’autres champs que le leur. Une ouverture nécessaire à qui prétend comprendre le monde pour et dans lequel il construit. Cette attention aura malheureusement été rarement payée en retour : la culture architecturale – que l’on étend ici également aux champs de l’urbanisme et du paysage –, avec son jargon, ses codes et ses valeurs esthétiques, demeure irrémédiablement obscure, si ce n’est suspecte, aux néophytes. Mais s’ils ne parlent pas le même langage, comment rendre possible un dialogue entre différents acteurs – professionnels, édiles, habitants – engagés autour d’un projet ? « Faute de modèles, nous ne savons pas voir esthétiquement », nous rappelle dans ces pages le philosophe Alain Roger.

D’architectures N°257

Éditorial / Analphabètes

À écouter les architectes, beaucoup de maires s’arrogent le droit de vie et de mort sur leurs projets – notamment pour les logements –, réfutant tel lauréat d’un concours ou exigeant de modifier tel projet jugé trop HLM (comprendre contemporain). L’arbitraire de quelques petits barons ignorants qui demandent à changer la couleur d’un enduit ou la forme d’une toiture est courant. Malheureusement, les architectes n’osent que rarement témoigner publiquement de ces abus de pouvoir. Notre enquête montre cependant que la réalité est plus complexe. On y découvre que l’architecture est surtout instrumentalisée à des fins électorales. Ainsi des recours de plus en plus fréquents déposés par des citoyens contre une opération. Ils sont bien souvent déclenchés en sous-main par l’opposition municipale, un système fort répandu aujourd’hui, à gauche comme à droite. Lorsque celle-ci parvient à se faire élire, elle peut alors stopper les projets en arguant de sa légitimité démocratique.

D’architectures N°256

Editorial / Labeur

Loin des grands projets prestigieux, la construction d'habitation collectives reste, malgré la frénésie normative qui les bride, le terrain de prédilection des architectes. Bien concevoir des logements exige un travail laborieux, produisant des effets peu perceptibles pour le néophyte, mais déterminants pour ceux qui vont y vivre.
Nous découvrons de plus en plus d'opérations dignes d'intérêt, et il est difficile de choisir celle que l'on va présenter et publier ou non. Il est vai que, sous le joug du carcan réglementaire, elles peinent à sortir des conventions. À  force de ténacité, certains architectes parviennent cependant à reformuler les postulats imposés, qu'ils soient d'ordre financier, programmatique ou constructif.

D’architectures N°255

Éditorial / Objectif terre
 
Tout le monde aime la terre. Mais combien prennent vraiment au sérieux le potentiel esthétique, écologique et économique de l'architecture en terre crue ? Des architectes comme Herzog & de Meuron ou Wang Shu s'en sont pourtant récemment fait les avocats avec de remarquables réalisations, mais ces exemples demeurent des exceptions. Pour beaucoup, la terre reste une technique du Moyen Âge encore pratiquée au fin fond de l'Afrique, et célébrée comme telle dans les années 1960 par quelques babas cool ayant abusé d'acides lysergiques. Est-ce cette condescendance qui explique l'oubli systématique de l'usage de la terre crue dans toutes les histoires de l'architecture ?

D’architectures N°254

EDITORIAL : Numéro spécial intérieurs
 
Le numéro de juin de d'architectures est le rendez-vous annuel de l'architecture des espaces de travail, des hôtels, restaurants et boutiques.
Retrouvez aussi le dessin de Martin Étienne, le Quèsaco, toute l'actualité du mobilier et du design (Salon de Milan) ainsi que Ross Lovegrove au Centre Pompidou, Thom Mayne à Vals, le nouveau concept hôtelier de Cyril Aouizerate, Philippe Starck à Singapour, le Design Museum de Londres par OMA et John Pawson, la nouvelle vague de transformations du CND de Pantin, les espaces aménagés par T&P Work UNit pour BETC, Aesop à São Paulo par les frères Campana...

D’architectures N°253

ÉDITORIAL / Dans le moteur

Hyper-moderno, hyper-organique, hyper-minimaliste, hyper-programmatique, hyper-austère, hyper-brut, hyper-écolo : depuis trois décennies, tous les genres semblent avoir été poussés à leur paroxysme. Notre environnement est-il si hétérogène qu’il produise des causalités différentes au point de générer des formes aussi antinomiques ? Ou ne subissons-nous pas plutôt une débauche de postures dont se parent certains architectes pour gagner des parts de marché ?

D’architectures N°252

L’équerre, le masque et la plume

S’il est un outil de conception essentiel au service de l’architecte, c’est bien celui de la fiction.
Pour déterminer quel sera l’espace dans lequel pourront se déployer au mieux les usages auxquels le projet est destiné, et comment il s’intégrera dans un lieu donné, l’architecte n’a d’autres moyens que d’imaginer le scénario qui s’y déroulera. C’est ce pouvoir d’offrir des images propres à susciter le désir d’un monde à venir qu’ont bien perçu certains politiques, et c’est pourquoi ils n’hésitent pas à se servir de leur architecte pour faire voter les budgets.
Mais contrairement aux romanciers ou aux scénaristes qui, sans avoir de comptes à rendre, peuvent nous envoyer sur Mars, l’architecte affronte tôt ou tard l’épreuve du réel. Si la fiction qui a déterminé son projet est trop différente de la vie qui s’y déroule finalement, le décalage peut être cruel, quelles que soient la beauté du béton et la subtilité des détails.

D’architectures N°251

ÉDITORIAL / Habiter ou être hébergé ?

Et si notre volonté de garantir au logement le maximum de confort, de sécurité et de durabilité était le moyen le plus pervers pour en exclure les plus démunis ? L’inflation réglementaire requise par cette exponentielle exigence d’efficience – et ce au nom d’une indignation faisant l’économie d’une véritable pensée –, est souvent l’un des principaux obstacles auxquels se heurtent ceux qui cherchent des solutions pour offrir un toit à ceux qui en ont besoin de toute urgence. La norme serait-elle devenue l’outil privilégié des politiques d’exclusion sociale ?

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