D'architectures

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Présentation: 
D'a est un magazine mensuel, édité par Innovapresse & Communication, destiné aux professionnels de la création architecturale.

Magazine d’actualité et de réflexion critique, d’a observe le monde à travers le prisme de l’architecture : des débats techniques à la photographie, de l’économie du projet à la muséographie, des questions environnementales aux arts plastiques ou des mutations esthétiques à la psychanalyse.

C'est un magazine libre et indépendant de toute institution, Ordre, entreprise du BTP ou groupe d’architectes. Il est uniquement financé par les abonnements, la vente en kiosque et l’apport des annonces publicitaires.

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Actualités de D'architectures

D’architectures N°253

ÉDITORIAL / Dans le moteur

Hyper-moderno, hyper-organique, hyper-minimaliste, hyper-programmatique, hyper-austère, hyper-brut, hyper-écolo : depuis trois décennies, tous les genres semblent avoir été poussés à leur paroxysme. Notre environnement est-il si hétérogène qu’il produise des causalités différentes au point de générer des formes aussi antinomiques ? Ou ne subissons-nous pas plutôt une débauche de postures dont se parent certains architectes pour gagner des parts de marché ?

D’architectures N°252

L’équerre, le masque et la plume

S’il est un outil de conception essentiel au service de l’architecte, c’est bien celui de la fiction.
Pour déterminer quel sera l’espace dans lequel pourront se déployer au mieux les usages auxquels le projet est destiné, et comment il s’intégrera dans un lieu donné, l’architecte n’a d’autres moyens que d’imaginer le scénario qui s’y déroulera. C’est ce pouvoir d’offrir des images propres à susciter le désir d’un monde à venir qu’ont bien perçu certains politiques, et c’est pourquoi ils n’hésitent pas à se servir de leur architecte pour faire voter les budgets.
Mais contrairement aux romanciers ou aux scénaristes qui, sans avoir de comptes à rendre, peuvent nous envoyer sur Mars, l’architecte affronte tôt ou tard l’épreuve du réel. Si la fiction qui a déterminé son projet est trop différente de la vie qui s’y déroule finalement, le décalage peut être cruel, quelles que soient la beauté du béton et la subtilité des détails.

D’architectures N°251

ÉDITORIAL / Habiter ou être hébergé ?

Et si notre volonté de garantir au logement le maximum de confort, de sécurité et de durabilité était le moyen le plus pervers pour en exclure les plus démunis ? L’inflation réglementaire requise par cette exponentielle exigence d’efficience – et ce au nom d’une indignation faisant l’économie d’une véritable pensée –, est souvent l’un des principaux obstacles auxquels se heurtent ceux qui cherchent des solutions pour offrir un toit à ceux qui en ont besoin de toute urgence. La norme serait-elle devenue l’outil privilégié des politiques d’exclusion sociale ?

D'architectures N°250

ÉDITORIAL / Théorie, pratique et théorie

Les historiens ont souvent dénoncé l’anti-intellectualisme du milieu de l’architecture française. Les architectes sont-ils pour autant des professionnels préparés à affronter la réalité de la commande et du chantier et formés aux savoir-faire constructifs ? Non, car il y a toujours eu en France une méfiance envers un enseignement trop professionnalisant, comme si la trivialité du BTP bridait la créativité et empêchait de réfléchir. Ni théorie ni pratique ; mais que reste-t-il aux architectes ? Le cliché de l’artiste socialement irresponsable, capricieux et dispendieux serait-il fondé ?
Une voie pourtant échappe à cette fausse opposition et rencontre un succès grandissant auprès des nouvelles générations : le design/build – ou apprentissage expérientiel – se propose justement de concilier l’acte de concevoir et celui de construire. L’idée n’est pas tant de soumettre immédiatement celui qui apprend à la dure réalité du monde du bâtiment que d’infléchir puis de nourrir sa réflexion dans l’expérience pluridisciplinaire d’un projet concret.

D'architectures N°249

ÉDITORIAL / Voeu pieux

Dolmens, temples, cathédrales, clochers de villages ou couvents, on aurait presque oublié combien les lieux de culte ont depuis toujours structuré nos villes et nos territoires. Si aujourd’hui ce sont davantage les malls commerciaux ou les stades qui remplissent cette fonction, quelle place notre société sécularisée laisse-t-elle encore au sacré dans le paysage urbain ? Conflictuelle depuis longtemps déjà lorsqu’il s’agit d’implanter de nouvelles églises, la construction, quand elle concerne les mosquées, l’est évidemment encore plus dans un pays ébranlé par un malaise identitaire qui a contaminé l’ensemble des débats publics. Quant aux synagogues, elles sont malheureusement pour l’instant condamnées à la plus extrême discrétion. La place que l’on accorde à une communauté spirituelle dans la ville mais aussi les valeurs que celle-ci renvoie à travers l’architecture qu’elle se donne sont des signes qui témoignent très intelligiblement des enjeux qui traversent la question politique du religieux.

D'architectures n°247

ÉDITORIAL / Power to the people vs Trump Tower

On pourrait s’amuser à composer une vision manichéiste du monde du bâtiment : il y aurait d’un côté la générosité, l’humilité et la contrition du péché moderniste (comprendre low cost, développement durable et démocratie participative). Une posture qui a trouvé une forme d’accomplissement à la dernière Biennale de Venise. De l’autre, il y aurait l’égoïsme, l’ostracisme, l’apologie de l’argent et l’ostentation du pouvoir qu’elle permet d’exercer sur les autres. Une attitude magistralement incarnée par un promoteur immobilier spécialisé dans les casinos, les tours et les « resorts » pour nouveaux riches. Vous aurez reconnu l’antéchrist de l’architecture : Donald Trump.

D'architectures n°232

Pour la quatrième année consécutive, d'a publie la liste des 350 plus grosses agences d'architecture classées selon leur chiffre d'affaires 2013.

"Si l’on en croit le classement des 350 agences par leurs chiffres d’affaires, que nous publions en fin de ce dossier, la crise épargne encore la scène architecturale hexagonale.Mais le chiffre ne reflète que l’exercice 2013. Tout porte à croire que 2014 ne sera pas aussi clémente. Nombreuses sont en effet les agences qui licencient aujourd’hui. La baisse programmée de l’investissement public ne laisse pas présager d’embellie prochaine et il semble bien que les architectes doivent durablement rayer l’État de la liste de leur meilleur maître d’ouvrage. Y a-t-il lieu de s’alarmer alors que, d’après des statistiques diffusées par le CNOA, la commande émane à 64 % des particuliers ?"

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