D'architectures N°307 - Mai 2023

Publié le 26 avril 2023

Air force

Trop longtemps éblouis par l’injonction célèbre Le Corbusier – l’architecture est le «jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière» –, les architectes ont négligé la maîtrise de l’air et des ambiances dans la conception de leurs projets, s’en remettant au bas coût des énergies fossiles pour régler les problèmes de régulation thermique. On redécouvre aujourd’hui d’ingénieux procédés ancestraux de rafraîchissement qui, perfectionnés par la modélisation numérique, offrent des alternatives prometteuses aux climatisations énergivores.


Pour l’architecture, c’est une excellente nouvelle: bourrer les plénums d’équipements aéraulique sa toujours été un pensum pour les architectes qui, longtemps, se sont défaussés sur les compétences des ingénieurs. L’art du plénum consistait surtout à le faire disparaître, un exercice pour le moins ingrat. Mais à partir du moment où la régulation thermique de notre corps et les sensations qu’il éprouve ne sont plus déterminées par des systèmes mécaniques mais par la configuration de l’espace, de son orientation ou de sa matérialité, alors la question climatique redevient une question architecturale majeure. Nous sommes allés ce mois-ci à la recherche des architectes qui, à des échelles de programmes fort différentes, sont parvenus à montrer la pertinence de ces dispositifs passifs de régulation et à en faire une question architecturale.

Emmanuel Caille

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