Revue de Presse

d'a Intérieurs n°263 - Juin 2018

Chaque mois de juin est l’occasion pour le magazine d’a d’explorer le large et riche champ de l’architecture d’intérieur. Vous découvrirez tout d’abord une sélection de mobilier pour le tertiaire, de showrooms et d’expositions design avant de revenir plus longuement sur l’un des grands rendez-vous du design : le salon de Milan d’avril dernier. Ce sont surtout vingt-deux réalisations d’intérieur de boutiques, hôtels et restaurants d’une part, d’espaces de travail d’autre part, que nous avons choisi de vous présenter et qui marquent le meilleur des livraisons de l’année écoulée. 

D’architectures N°261

Éditorial / Slow-tech
N’en déplaise aux amateurs de spectaculaire et aux démagogues des politiques urbaines, l’architecture
innovante n’a pas besoin de se parer de formes extravagantes ou de se planter mille arbres sur le crâne. Nous savons par ailleurs que le verdissement à tout prix, l’obsession de l’isolation thermique ou l’accoutrement technologique à outrance des bâtiments – chevaux de Troie d’une normalisation galopante – sont souvent les pires ennemis du développement durable : combien d’énergie grise gaspillée pour planter des navets sur les toits ?
Davantage de technologie ; sûrement, mais seulement si elle est utilisée pour en minimiser la dépendance. Pour le dire autrement : se jouer de la complexité pour tendre vers une plus grande simplicité. C’est sans doute à ce prix que le progrès peut redevenir une valeur positive. Nous voyons ainsi aujourd’hui des savoirfaire ancestraux – terre, bois ou pierre – optimisés grâce à une ingénierie de pointe.

D’A numéro 259

​Éditorial / Œcuménisme et soft power

Des pyramides au palais Bourbon en passant par le château de Versailles, l’architecture s’est toujours mise au service du pouvoir, qu’il soit d’ordre divin, démocratique ou despotique. Mais que sa nature soit tyrannique ou non, le pouvoir ne veut plus aujourd’hui se montrer coercitif ou arrogant. Au contraire,  il cherche désormais à renvoyer davantage une image d’humilité ou de bienveillance. La Culture est devenue ce moyen privilégié par lequel les États peuvent moins brutalement exercer leur hégémonie. Depuis 1990 (1), on parle de soft power pour qualifier ce jeu d’influence. Avec le Louvre du golfe Persique, la France et Abu Dhabi inaugurent un modèle de soft power partagé où chacun, malgré ses différences, devrait en principe y trouver son compte en matière de séduction géopolitique. Grâce au patrimoine et au savoir- faire muséologique qu’elle exporte, la première se donne une stratégie pour faire rayonner sa prestigieuse culture quand l’autre offre au monde l’image d’un libéralisme culturel qui tranche intentionnellement avec l’autoritarisme de sa gouvernance, comme avec le sectarisme de son grand voisin wahhabite.

AA n°428

Commandes privées, vocations publiques

En matière de commande architecturale, si la frontière entre acteurs publics et privés devient de plus en plus poreuse, l’inquiétude devrait être ailleurs : le transfert de la mission d’intérêt public à des acteurs privés dont ce n’est pas la culture. Pour son numéro de décembre 2018, AA fait le constat de ces porosités, s’interroge sur ces nouvelles façons de faire la ville et rend compte de pratiques, certaines exemplaires, d’autres contestables.

En France, la part des travaux des architectes dévolue à la commande privée augmente régulièrement depuis 10 ans. Le bouleversement des jeux d’acteurs augure de nouvelles façons de faire la ville, ainsi que l’illustre dans les pages de ce N°428 le bilan dressé par Catherine Sabbah de Réinventer Paris I, premier appel à projets urbains innovants d’une longue série.

DETAIL numéro de mars 2019

Recherche et formation

Detail est la première revue indépendante d´architecture allemande. Son point fort est constitué par la présentation particulièrement bien documentée de projets architecturaux exemplaires, analysés jusque dans leurs détails de construction-présentés avec le plus grand soin.
Elle est plus qu´une revue spécialisée. La même ambition de qualité anime tout ce que Detail propose en plus à ses lecteurs au-delà de son contenu de magazine d´architecture.
Detail choisit des réalisations récentes présentant de nouveaux partis pris architecturaux.

Urbanisme n°411

Droit au village ou droit à la ville ?
Par Antoine Loubière

La dimension territoriale du mouvement des « gilets jaunes » a déjà donné lieu à de multiples analyses. Comme le regrette Martin Vanier dans son article, « Après la colère » (cf. p. 74), « l’explication périurbaine tient le haut du pavé ». Cette réflexion est d’une certaine manière prolongée dans nos pages « Controverses » par les contributions de Jean-Marc Stébé et Hervé Marchal sur « Le périurbain, terre de gentrification ? » et de Caroline Gallez sur la recherche un peu vaine de « L’équilibre habitat-emplois » – écrites pour la revue avant les récents événements. De son côté, dans son récent ouvrage La Revanche des villages (cf. p. 81), le chercheur Éric Charmes souligne la diversité de la France périurbaine qui s’est développée autour de noyaux villageois, produisant « une hybridation du rural et de l’urbain ». Dans ce contexte, il évoque un « droit au village » qui serait d’abord un « droit à l’innovation » et qui lui paraît plus pertinent qu’un hypothétique « droit à la ville ». Car « beaucoup des attentes des habitants des campagnes urbaines sont en décalage avec les idéaux portés par le droit à la ville ». L’hypothèse mérite d’être discutée.

D’architectures N°268

Genre architecture

Parce que les étudiantes sont en France aujourd’hui majoritaires dans les écoles d’architecture, parce que la présence des femmes dans la profession augmente chaque année et que leurs réalisations – lorsqu’elles accèdent, trop rarement, à la commande – sont célébrées par la critique à égalité avec celles des hommes, on pourrait croire que la question du féminisme ne se pose plus dans le monde des architectes. Il subsiste pourtant encore beaucoup d’inégalités ; il n’est qu’à voir le peu de femmes présentes dans la tête du classement des agences d’architecture par chiffre d’affaires que nous publions ce mois-ci. Ne pas s’interroger sur le genre dans un monde aujourd’hui fortement traversé par cette question serait surtout se priver d’une dimension essentielle qui lie l’architecture à la société. 

ARCHITECTURES À VIVRE n°105

Maison • Architecture • Design • Aménagement • Jardin

Véritable outil pour les professionnels architectes, designers, prescripteurs et le grand public, Architectures À Vivre publie des reportages de grande qualité sur les thèmes de l’habitat individuel, du design et de la culture urbaine. Une explication claire dévoile pour chaque maison sa logique architecturale grâce aux photographies et plans, ainsi que les matériaux et équipements utilisés pour les aménagements intérieurs comme extérieurs, à travers les fiches techniques détaillées publiées en fin de reportage.

DETAIL numéro de janvier-février 2019

Esthétique des matériaux

Detail est la première revue indépendante d´architecture allemande. Son point fort est constitué par la présentation particulièrement bien documentée de projets architecturaux exemplaires, analysés jusque dans leurs détails de construction-présentés avec le plus grand soin.
Elle est plus qu´une revue spécialisée. La même ambition de qualité anime tout ce que Detail propose en plus à ses lecteurs au-delà de son contenu de magazine d´architecture.
Detail choisit des réalisations récentes présentant de nouveaux partis pris architecturaux.

in interiors #5 HOTEL MAIS PAS TROP

Révolution 

L’hôtel est mort, vive l’hôtel?! La révolution gronde dans le secteur de l’hôtellerie. Elle gronde sous les assauts de la digitalisation à outrance, incarnée par la fièvre Airbnb. Elle gronde aussi sous les coups de butoirs des millennials, cette espèce que tout le monde s’arrache. Elle gronde enfin sous l’appel au pouvoir des lieux, une incantation hautement contemporaine. Une revendication légitime et sourde qui transforme nos expériences, rehausse nos villes et transforme nos vies.  
Dans l’aspiration du boutique-hôtel inventé un jour de 1984 à New York par une certaine Andrée Putman, l’hôtellerie n’en finit plus de se réinventer. Hier, c’était une préoccupation esthétique. Aujourd’hui, c’est un impératif économique. 

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