Le Touquet - Centre Sportif

Description du projet

associée Sylviane Saget

Le bâtiment et son entrée protégée par un auvent, organise un événement dans la ville avec la mise en scène de la chronophotographie d'Etienne Jules Marey, membre de l'académie des Sciences, représentant un saut à la perche.

Pour réaliser ce document porteur d'une forte charge poétique, Etienne Jules Marey était aidé par Georges Deméry, fondateur du cercle de Gymnastique Rationnelle.

Au travers de la réutilisation de cette image, il est proposé la rencontre entre:
- un travail sur la mémoire, Marey est contemporain de la création du Touquet,
- l'identification d'un lieu, une salle des sports,
- le didactisme d'un document en direction des enfants, comprendre cette grande découverte moderne que constitue la mise en scène et la décomposition du mouvement ,



L'absolue poésie d'une image agrandie à la dimension urbaine, grâce à un procédé de transfert sur film butyl inséré entre deux glaces, assurant sa totale pérennité.

L'immatérialité de l'envol du perchiste sera accentuée par le jeu des transparences et des reflets du vitrage.


La volumétrie du bâtiment s'inscrit dans la continuité d'une tradition architecturale française où chaque élément du programme trouve sa transcription. Ainsi est lisible immédiatement le découpage prôné par Kahn entre espaces servant et servis.


Le pittoresque de la tourelle trouve un prolongement ludique dans le mur d'escalade. Celui-ci, conçu à partir de prises moulées du commerce, rejoint par cela notre monde du virtuel où n'est visité que la réplique de Lascaux, toutefois comme dans une véritable ascension, il conduit vers le ciel et la lumière.
La face extérieur de cette paroi, non escaladable, est constituée quant à elle de vraies croûtes de pierre de Burlington, rappelant la présence britannique dans la station.


L'utilisation de la couleur poursuit la tradition Arts and Crafts, présente dans le bâtiment de la Poste, par l'incrustation dans la façade de la petite salle, de cylindres de verre coloré, suivant un graphisme apparenté au recherches de Kandinsky ou de Richard Paul Lohse sur les progressions horizontales et verticales.

L'art contemporain abandonne les cimaises des musées et revient, comme il aurait toujours du
le faire, accompagner l'architecture.

En contrepoint de l'image de Marey des prismes de couleur, assurent la transition entre l'auvent et le square. Ils colorent la lumière et les ombres au sol, parfois en fin d'après midi le spectre se reconstitue, un arc en ciel se forme.


A l'Est du bâtiment un paysage de forêt, avec un arbre au tronc tacheté de noir et de blanc le Bouleau.
A l'Ouest le square, clos sur son angle par un mur fontaine, dont le bruissement de l'eau et l'écoulement naturel indique la direction de la mer toute proche et restitue la séquence du caniveau et du bateau en papier pour les enfants du Touquet en hommage à Doisneau.

Année de réalisation

Département

Paris

A propos de l'agence JEAN BONNEMAISON

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