Médiathèque | Ludothèque Jean d'Ormesson

Philippe Fichet Architecte

A propos de l'agence
Activité: 
Architectes
Département: 
Description du projet: 

A propos : médiathèque ludothèque, centre d’animation, d’éveil culturel, et de conservation de livres anciens
Lieu : La Ferté-Bernard  (72)
Superficie : 1249 m²
Maitrise d’ouvrage : Ville de La Ferté Bernard
Budget : 2,7 M€
Architecte : Agence Philippe Fichet
Equipe : SIGMA, Bellec, Boulard, CB économie, ACV, Béatrice Fichet
Crédits photographiques : Agence Philippe Fichet, Philippe Ruault, Thierry Blanchot

Située à la Ferté Bernard, à l’Est, dans la Sarthe, la médiathèque Jean d’Ormesson se situe en zone urbaine à densité élevée, au centre de l’agglomération. Le site de 1800m², est en bordure de la vieille ville et de la rivière qui la cerne.

Le lieu dit sa liberté et apparaît libre face à la ville à peine solennelle, délimitée par une entaille d’eau et d’arbres qui retiennent à cet emplacement, l’Histoire. Rien ne défie ce trait de la géographie. Là, présent et très vivant, un passage, un pont, et le delà, le premier cercle de la ville, celui des liens. Les espaces prennent forme, s’enroulent, s’assemblent et peuvent devenir les intentions de cette cause.

Coté opposé à la ville ancienne, la base de loisirs et la voie principale de circulation viennent dynamiser le cycle des mouvements environnants. Elles coupent le lien avec le vaste plan d’eau. La médiathèque est un objet délicat, mis en scène dans une légère brume s’échappant du sol et transformant le parvis en vaste miroir, faisant échos au plan d’eau voisin.

Le programme émane de l’assemblage de deux équipements : une ludothèque et une médiathèque. L’approche proposée dans sa relation avec son environnement a été de considérer cette position sensible de la médiathèque «hors les murs», aux portes de la ville ancienne; de reconnaître la dynamique culturelle bien présente, significatives de modernité et d’ouverture de l’établissement vers l’extérieur et de toute part. C’est l’addition de volumes qui permet la mise en relation des univers parallèles de la médiathèque et de la ludothèque. L’enveloppe du bâtiment prend son attache dans ce qui est sa vocation, parée de textures, de textes et de signes, sur fond de reflets et de tonalités claires.

La fonctionnalité a induit la création d’une volumétrie simple et fluide, mettant en relation directe les éléments de programme et les procédures d’usage prescrites. Cette démarche a permis un ancrage cohérent et un traitement homogène des espaces extérieurs alentours. L’élan du volume de l’étage en porte à faux signale, marque et abrite l’entrée de la médiathèque. L’attache au mail piéton est fortement valorisé. Son rôle de lien, de passage, entre tous les quartiers est indispensable.

Depuis l’intérieur, les pôles sont développés selon un dessin gironné, déployé, fluide et flexible pour les acteurs. Les évolutions sont faciles et peuvent se développer selon un mouvement périphérique ou de façon concentrique, elles sont ponctuées par la rencontre de points d’accueil réguliers et bien répartis pour dialoguer, au fil des séquences culturelles proposées par l’équipe de la médiathèque. La mouvance des pôles est facile ; les déplacements ou évolutions de l’ampleur de pôles facilités.

Le bâtiment reflète son environnement. Il répond à la dynamique des flux du site. Les éléments de la façade, faits de reflets, se perdent, imperceptibles derrière leur enveloppe externe. Ils sont ponctués d’éléments de signalétique, comme des signets ou des marques pages. Entierement recouvert de plaques de pmma et très ponctuellement d’inox, l’enveloppe externe a un rôle de miroir diaphane ou trouble, où se dédoublent les reflets de ces strates. Elles mettent en scène les abords directs du projet, comme la vie et l’ouverture de la médiathèque et de la ludothèque. La médiathèque affiche ses trésors et raconte, sur ses façades, les événements qui l’animent.

Elles permettent également de parer aux effets indésirables de chaleur et d’éblouissement. Des plaquettes transparentes et de fins cadrages ouverts permettent des vues directes, larges et multiples. Les inclusions transparentes apportent l’ouverture et l’attraction que doit exercer la médiathèque.

Les reflets et le rapport à la ville ainsi qu’aux différents paysages proches du site ou de ses alentours directs connectent la médiathèque avec son environnement. De plus, cette évocation d’un mimétisme ou d’un reflet incomplet se propose d’être présente dans l’ensemble du projet et homogénéise le tout. Ces petites plaques au dessin ondulant participent au mouvement provoqué par la matière, créant une confusion entre le dessin en soi et le reflet lui-même.

Surface: 
1 249m2
Année de réalisation: 
Prix d'architecture: 
Coût du projet: 
Entre 1M€ et 10M€
Département: 
Ville: 
La Ferté Bernard
Code Postal: 
72400

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